Dans le genre étonnant et détonnant, un gars pas mal du tout : Tristan-Edern Vaquette.
Un Normalien pas très normal, qui a préféré la déconne et la provoc' à une morne carrière scientifique.
Une espèce de punk aristo, de clown philosophe, entre Desproges et Bernanos, à la fois écrivain, musicien, chanteur et performeur.
Un libertaire baroque, un anarchiste de l'anarchie qui refuse tout enrégimentement et tout politiquement correct - y compris celui des gardiens du temple anarchiste.
L'un de ces trop rares esprits lucides à ne pas s'être laissé gagner par cette furie sécuritaire, hygiéniste, puritaine, répressive et punitive, furie d'autant plus irrésistible qu'elle est portée aussi bien par les bien-pensants « de gauche » que ceux « de droite » et qui, derrière leurs divergences, sont d'accord pour en finir avec cette fâcheuse liberté individuelle.
L'un de ces trop rares esprits lucides à comprendre et dénoncer le jeu de ces politiques et de ces médias qui n'ont de cesse d'exploiter et d'exciter la peur des citoyens pour étouffer leur esprit critique, pour les rendre toujours plus soumis, obéissant et conforme, pour qu'ils consentent à la réduction toujours plus poussée de leurs libertés et à l'approfondissement de l'emprise étatique sur leur vie, pour qu'ils consentent à être toujours plus infantilisés, fichés et surveillés.
L'un de ces trop rares récalcitrants à prendre encore le parti de la liberté dans cette société qui la sacrifie sur l'autel des Bons sentiments et d'une illusoire Sécurité et ne s'en réclame plus guère que pour défendre l'égoïsme du riche et le droit du cupide à s'enrichir toujours davantage aux dépens des autres.
L'un de ces trop rares hérétiques à clamer encore haut et fort les vertus de la liberté, de l'indiscipline et de la déviance face à une société qui, sous ses allures libérales et démocratiques, réclame toujours plus d'obéissance, de soumission et de conformité de la part de ses membres - lui qui sait que si la liberté est un risque, elle est la condition d'une humanité consciente et responsable, donc meilleure, tout au contraire de cette fausse vertu de l'obéissance qui déresponsabilise l'homme et dont les crimes qu'elle prétend empêcher ne sont rien à côté de ceux qu'elle autorise, ce que peut témoigner la simple évocation des horreurs du XXème siècle, de la guerre de 14 au génocide rwandais en passant par les funestes entreprises totalitaires, elles qui ont toujours été le fait, non de révoltés, non d'insoumis, mais de gens obéissants et disciplinés qui appliquaient la loi ou exécutaient les ordres de leurs chefs et de leurs dirigeants sans chercher à comprendre ; l'obéissance ou la lèpre de l'humanité.